Un minuscule atelier aux murs blancs où Gabrielle fabrique et expose ses bijoux.
Une tapisserie, d’après un dessin de la grand-mère Bilou, orne le mur. Les grands-parents étaient tisserands.
Jacques et Bilou Plasse Le Caisne ont tissé les projets, dès les années 1930, pour de nombreux artistes
regroupés sous l’appellation de « l’École de Paris », dont l’artiste Manessier.
C’est au cœur de cette activité artisanale et au contact d’un milieu artistique multiculturel que les dons,
les gestes, le goût pour l’excellence, se sont transmis. L’œil s’exerce à voir la beauté. L’âme se nourrit de sensibilité.
Des années d’expérience professionnelle en arts graphiques, puis dix années vécues en Irlande.
Revenue du pays des poètes et des légendes, Gabrielle a suivi une formation à l’Institut de Bijouterie de Saumur.

En décembre 2014, elle ouvre l’atelier de la confluence, à Candes-Saint-Martin (37).
Confluence ne signifie pas uniquement la convergence de deux cours d’eau.
Pour Gabrielle, c’est également la métaphore des rencontres, avec un bijou, son art, son âme, les gens de passage.
« C’est la rencontre avec le métal, matière qui chante, matière vivante et que l’on rend vivante.
Un bijou est une émotion, l’expression d’un moment, une énergie. Chaque bijou attend quelqu’un.
Un bijou est une confluence entre deux histoires, celle du créateur et celle de la personne qui va le porter ».

Telles les Parques de l’Antiquité, le fil de la vie et de l’œuvre se tissent.
« Je tisse le métal comme on tisse une vie, au gré des expériences et du temps, avec le temps.
Je ne suis pas bijoutière, je fabrique des bijoux ».

Sophie Biardeau – Éxtrait de Pépites d’Infos, trimestriel de l’Institut de Bijouterie de Saumur.

Tous les bijoux visibles sur ce site sont créés et fabriqués en argent 950/1000 par Gabrielle Plasse.
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